Institut de MĂ©decine RĂ©gĂ©nĂ©rative 

de l'Appareil Locomoteur

Prp - Plasma enrichi en plaquettes - Cellules souches - 

Cellules rĂ©gĂ©nĂ©ratrices  autologues - Tendinopathies - Arthrose

Plasma enrichi en plaquettes (PRP) 


Pourquoi le PRP ? 


Pour comprendre l’intĂ©rĂȘt de l’injection du PRP, il faut connaĂźtre certains principes simples des phĂ©nomĂšnes de cicatrisation.

Nous prendrons l’exemple de la cicatrisation tendineuse car les tendinopathies reprĂ©sentent l’indication la plus frĂ©quente.



Les tendons sont formés d'un tissu conjonctif fibreux et contiennent 95% de collagÚne qui est fabriqué par des fibroblastes.











.        Le collagĂšne est synthĂ©tisĂ© par le fibroblaste





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Tendon normal : bandes homogĂšnes de collagĂšne





TendinopathieLes microtraumatismes rĂ©pĂ©tĂ©  

 aboutissent Ă  une dĂ©gĂ©nĂ©rescence fibrillaire  

 avec interruption des fibres de collagĂšne


 


Cette dégénérescence fibrillaire entraßne une fragilité tendineuse avec apparition de fissure et de rupture visible à l'échographie.








 

 

 

 

 

 

Mécanismes de réparation


L’hypothĂšse physiopathologique est que le TGF ÎČ

(transforming growth factor ÎČ) et le bFGF

( basic fibroblast growth factor) déclenchent la cascade

de la cicatrisation Ces facteurs de croissance

(produits par les granules alpha plaquettaires ) activent

le recrutement des cellules souches, augmentent la

vascularisation locale et stimulent directement la production

de collagĂšne par les fibroblastes du tendon.


DonnĂ©es scientifiques et cliniques actuelles concernant le 

traitement par injection de concentrĂ© plaquettaire. J-F. Kaux 

XXXIXes Entretiens de MĂ©decine Physique et de RĂ©adaptation  

Montpellier – Le Corum – Palais des cogrĂšs, MARS 2011 

 

Cicatrisation tendineuse


Les phĂ©nomĂšnes de cicatrisation peuvent ĂȘtre divisĂ©s en trois phases :


1 - phase inflammatoire.


La phase initiale inflammatoire dure 24 heures environ :

aprĂšs un traumatisme, il y a formation d’un hĂ©matome au niveau de la lĂ©sion. Les plaquettes vont venir adhĂ©rer au collagĂšne exposĂ© avec formation d’un caillot ce qui va activer les plaquettes et libĂ©rer des facteurs d’hĂ©mostase et de croissance. Dans les heures qui suivent, les polynuclĂ©aires neutrophiles et les macrophages vont venir phagocyter les dĂ©bris tissulaires.

[Wang J.H. Mechanobiology of tendon J. Biomech. 2006 ; 39 : 1563-1582 [



2 - phase d’angiogĂ©nĂšse.


Quelques jours aprÚs le traumatisme, la phase de réparation débute. Cette phase dure quelques semaines

formation d’un tissu de granulation et prolifĂ©ration de tĂ©nocytes. avec synthĂšse de collagĂšne III

[Wang J.H. Mechanobiology of tendon J. Biomech. 2006 ; 39 : 1563-1582 [



3 - phase de remodelage.


À la sixiĂšme semaine, la phase de remodelage prend le relais, le nombre de cellules diminue, la synthĂšse molĂ©culaire Ă©galement. Le tissu conjonctif cicatriciel se modifie et est transformĂ© progressivement en tissu tendineux vers la 10e semaine :

Le tissu cicatriciel passe d’une phase cellulaire Ă  une phase fibreuse. avec alignement des fibres de collagĂšne dans le sens de la contrainte mĂ©canique

AprÚs cette période, le tissu continue à se modifier pour se rapprocher de plus en plus de la morphologie et des propriétés mécaniques tendineuses initiales.

[Wang J.H. Mechanobiology of tendon J. Biomech. 2006 ; 39 : 1563-1582 [

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

Au total, la cicatrisation tendineuse est donc directement dépendante de la concentration en plaquettes, amenées par la vascularisation.


Mais cette vascularisation est trĂšs pauvre au niveau tendineux. Elle provient des vaisseaux issus du muscle adjacent essentiellement , ainsi que du paratendon et des os.

 










 

Faible vascularisation = faible potentiel de cicatrisation (Index métabolique faible)


De là découle le principe d'injecter directement du concentré plaquettaire autologue dans la fissure pour stimuler la cicatrisation.



Comment le PRP ? 


Avant le geste :


- Consentement éclairé signé par le patient (donné idéalement plusieurs jours avant le geste pour permettre un délai de réflexion)

- AINS contre-indiqués 2 semaines avant et aprÚs la réalisation du geste

- Traçabilité +++




Préparation du concentré plaquettaire autologue


 

Le sang , prĂ©levĂ© sur anticoagulant ACD-A, est centrifugĂ© Ă  720g pendant 15 minutes (nous avons choisi de n’effectuer qu’une seule centrifugation) ; cela permet de sĂ©parer 3 fractions :

-          la fraction infĂ©rieure est constituĂ©e par les globules rouges

-          la couche leucocytaire, d’une faible Ă©paisseur, est situĂ©e juste au-dessus

-          la fraction supĂ©rieure est constituĂ©e par le plasma ; c’est dans cette fraction que se trouvent les plaquettes.

3 Ă  3,5 ml de PRP sont recueillis Ă  l’aide d’une seringue en prĂ©levant dans le tiers infĂ©rieur du plasma , car c’est cette zone qui contient le gradient de concentration en plaquettes le plus Ă©levĂ© (2,5 Ă  3 fois plus de plaquettes que dans le sang total)

 

Le PRP ainsi obtenu ne contient que trĂšs peu de leucocytes et de globules rouges: moins de 500 leucocytes/mm3 et moins de 50 000 globules rouges/mm3.

Les leucocytes contiennent des facteurs proinflammatoires (cytokines, 
) qui pourraient favoriser la dégradation des tissus. La lyse des globules rouges libÚre des radicaux libres, semblables à ceux libérés par les globules blancs, qui oxydent les lipides, protéines et acides nucléiques cellulaires.

La centrifugation commençant à activer les plaquettes, nous avons fait le choix de ne pas rajouter de calcium et de laisser les plaquettes libérer de maniÚre naturelle leurs facteurs de croissance .

Puis est effectuée une numération du prp

pour quantifier précisément le nombre

de plaquettes, de globules rouges et

de globules blancs injectés.

 

Le PRP ainsi obtenu est injecté par le radiologue sous contrÎle échographique, au patient dans les 30 minutes qui suivent son obtention.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En gĂ©nĂ©ral, un Ă©chantillon de sang contient 93% de GR, 6% de plaquettes et 1% de GB. Le principe du plasma enrichi en plaquettes (« platelet rich plasma » PRP) est d’inverser ces proportions en diminuant le taux de GR qui sont peu utiles pour la cicatrisation Ă  5% et en augmentant le taux de plaquettes Ă  94% afin d’accĂ©lĂ©rer cette cicatrisation, ce qui permet de disposer d’une concentration accrue de facteurs de croissance actifs stimulants de la cicatrisation (PDGF, TGF-ß, VEGF...) 

 

AnesthĂ©sie locale du peritendon sous guidage Ă©chographie #1.

Puis injection échoguidée de PRP au sein de la fissure #2.

ContrĂŽle Ă  2 mois de la cicatrisation #3.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

Injection échoguidée du PRP dans la fissure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cicatrisation en 1 Ă  2 mois

 

.     Exemple de cicatrisation :       Comblement de la fissure Ă  1 mois



#1

#2

#3